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Yasmina Ousman: entre comédie et R'n'B.

Interview réalisée par Fanny WegscheiderParis, 27/04/2014.

FW : Bonjour Yasmina. Bienvenue sur Banguiwood ! Pour ceux qui ne te connaissent pas encore bien, une petite présentation ?
YO : J’ai 31 ans et demi ! Je vis en France. Je suis Centrafricaine, Tchadienne et Soudanaise. Récemment, j’ai sorti un single mais je suis comédienne, à la base : j’ai fait des films, du théâtre, j'ai aussi produit un film... Je suis un petit couteau suisse, comme une amie à moi aime le dire ! 

FW : Yasmina Ousman, c'est ton vrai nom ou c'est un pseudonyme ?
YO : C'est mon vrai nom. J'aurais voulu prendre Yas, comme pseudo... c'est comme ça qu'on m'appelait quand j'étais jeune... mais c'est déjà pris !  

FW : Comment tu pourrais te décrire ?
YO : Je suis quelqu'un d'hyper dynamique ! J'aime bien entreprendre, être toujours à la recherche de petits projets, de petites associations, voir ce que l'on peut faire, comment on peut évoluer... Je suis aussi quelqu'un de très déterminée. Les gens qui me connaissent disent que je suis une battante. Et puis, j'ai la tête sur les épaules : c'est ce qui ressort.

FW : Depuis combien de temps es-tu comédienne ?
YO : On va dire, sérieusement... depuis 2008, à peu près. J’ai vécu un peu aux États-Unis. J’avais commencé à faire ma formation là-bas, à Los Angeles. A mon retour, je me suis formée un peu sur Versailles. Et ensuite, j’ai vraiment commencé à travailler. 

FW : Tu nous donnes quelques exemples de ce que tu as fait ?
YO : J'ai participé à deux courts-métrages, dont « Akwaba » : c'était pour une réalisatrice ivoirienne. Ensuite, au théâtre, pendant un an et demi, j'étais sur une pièce comique qui parlait du speed dating : « Men In Pause », c'était une première expérience très sympa. C'était à Paris, à Châtelet, dans un petit théâtre qui s'appelle le Saint-Honoré. 

FW : Tu me parlais, avant l'interview, d'un film que tu avais tourné récemment...
YO : Oui, c'est « L'effet boomerang ». Malheureusement, il ne sortira pas avant l'année prochaine. Ça a été retardé. Ça parle d'un petit groupe d'amis. Ils vivent dans une bourgade et ils ont tous un vice, mais ça ne se voit  pas tout de suite. L'élément déclencheur, c'est une fille au pair, qui va arriver dans la famille et qui va déterrer tout ce que les gens cachent...

FW : Et la chanson ? Est-ce que c'était déjà quelque chose que tu avais envisagé, auparavant ?
YO : Oui, ça me plaisait déjà mais j'étais plus focalisée sur tout ce qui était acting, comédie... Mais j'avais gardé ça dans un coin de ma tête... Je me suis dit que j'y reviendrais. 

FW : Comment s'appelle le single et de quoi ça parle ?
YO : Le single s'appelle « Want me back ». C'est vraiment mon pur bébé ! Je ne suis pas simplement interprète : j'ai pensé aux idées, j'ai écrit... J'ai demandé de l'aide à des ingénieurs, pour me coacher un petit peu, mais c'est vraiment quelque chose de personnel. La chanson parle d'un couple qui n'avait pas de problèmes en apparence... sauf qu'un jour le mari décide de partir. En fait, il avait une petite nénette, derrière, une femme qui l'a séduit et puis donc il est parti... Et moi, qui étais sa femme, il m'a juste envoyé un fax, il n'a pas eu le courage, après toutes ces années, de me dire : « Écoute... je n'en peux plus... ». Il a été un peu lâche... Donc il est parti avec cette femme... sauf que c'est une matérialiste et qu'elle a déjà d'autres copains à côté. Quand il se rend compte de la supercherie, il veut revenir. Mais, moi, entre temps, comme il m'a beaucoup blessée, je suis passée à autre chose : je me suis relookée, j'ai commencé à prendre soin de moi, j'ai rencontré quelqu'un d'autre... Donc, quand il revient, c'est : « Next ! Et bye ! » (Rires). La chanson parle des gens qui sont toujours attirés par ce qui brille, par des choses un peu superficielles et qui pensent que dehors, c'est forcément mieux... Je pense que, des fois, il faut rester à la maison ! (Rires).

FW : Pourrais-tu nous faire un petit extrait de ton single « Want me back », a capela ?
YO : Ouais ! (Chant).

FW : Bravo ! Tu vas continuer dans la musique ? 
YO : Oui. Je pense qu'il y aura peut-être un album... On n'en est pas encore surs. On va voir. Parce que, je le rappelle, ce n'est pas ma vocation d'origine. Je ne vais pas m'avancer, mais je vais peut-être avoir un featuring avec un artiste américain. On est encore en pourparler... 

FW : Revenons à la comédie. Qu'est-ce qui t'a menée à ce métier ? 
YO : Quand j'étais petite, j'aimais bien blaguer, plaisanter... Mais c'est vrai qu'avec les parents, dans les années 80, l'esprit n'était pas aux : « Je veux être une artiste... ». Non, non, non ! C'était : « Écoute, tu vas tu vas aller à l'école, d'abord... Avoir un minimum de diplômes et ensuite, on verra ! ». Donc la comédie, c'est venu après, grâce à mon séjour à Los Angeles, qui m'a beaucoup influencée : j'ai rencontré des gens, des comédiens du monde entier : des Japonais, des Sud-africains, des Européens... Et là, ça m'a vraiment confortée dans le choix de devenir comédienne. Et puis voilà, j'aime bien imaginer, faire mes petits trucs... Donc, là, j'essaie de réussir dans dans la production, maintenant. Essayer de ne plus être, entre guillemets, « victime des projets des gens » ! Ce n'est pas que je sois fermée mais essayer de produire, de créer des choses, ça m'intéresse aussi. Néanmoins, si on m'appelle sur des projets, tant que c'est sérieux, il n'y a pas de souci. 

FW : Tu parlais d’études, tout à l’heure... Tu as fait quoi ?
YO : J’ai fait du commerce, essentiellement : commerce... marketing et puis de l’import-export.

FW : C’est dans ce cadre là que tu es allée à Los Angeles ?
YO : Non, pas du tout. Los Angeles, c'était vraiment pour l'Anglais. Je ne l'avais encore jamais dit mais j'étais sensée aller travailler à Dubaï, pour être hôtesse de l'air, et donc, pour travailler là-bas, il faut parler Anglais... Mais, une fois à L.A., j'ai eu la révélation ! Du coup, j'ai fait une école de comédie, à Hollywood. Il n'y a pas de hasard dans la vie. J'aurais pu tomber au fin fond... je ne sais pas... du Colorado ou ailleurs ! (Rires).

FW : Parle-nous un peu de ta famille ?
YO : J'ai un frère et trois sœurs. Ils sont essentiellement ici, en France. Je suis l'avant-dernière. Ici, ce sont essentiellement des oncles et tantes... un petit cocon. On est une petite famille serrée, entre frères et sœurs et avec quelques oncles et puis, le reste de la famille est « au pays » : en Centrafrique, et puis quelques uns au Tchad aussi.

FW : Où ça, en Centrafrique ?
YO : A Bangui même. Avant, mon père était en province mais, presque tout le monde est à Bangui, maintenant : Castor, Bimbo...

FW : Tu y retournes de temps en temps ?
YO : Je devais y aller... avant ce qui s'est passé, malheureusement. Ça m'a un peu peinée parce que, la dernière fois que j'y suis allée, ça faisait trois ans, je crois, et j'avais prévu d'y retourner, là... un peu avant que ça éclate. La dernière fois, Bangui m'avait fait le plus grand bien... Je suis vraiment désolée et désemparée pour la Centrafrique : on avance et puis, après... on repart vingt ans en arrière ! Le pays est complètement par terre, il va falloir tout recommencer. Quel est l'espoir pour les gens qui restent là-bas ? Ils avaient déjà vu la mutinerie en 2000-2001... Et ça revient encore ! Il y a déjà eu tellement de morts... Moi, j'ai des amis qui ont perdus des gens, des neveux... Les femmes étaient obligées de ressortir rechercher le corps... le corps avait moisi... Enfin, ce sont des trucs... c'est incroyable ! Nous, on ne le voit pas, ça, on nous les rapporte... mais, eux, les vivent ! Je trouve ça dramatique.

FW : Quels sont tes projets, pour les prochains mois ?
YO : Alors, il faut qu'on termine « L'effet boomerang ». Côté musique, je pense qu'il y a un ou deux sons qui vont arriver... Je ne me prononce pas sur la date. Je ne me prononce plus sur les dates ! (Rires). Et puis, il y a peut-être un autre projet qui va arriver derrière mais, là... c'est vraiment « mystère et boule de gomme » !

FW : Où est-ce que l'on peut trouver des informations sur toi et tes projets ?
YO : J'ai une page Facebook et un compte Facebook : Yasmina Ousman, mon vrai nom. Ensuite, au niveau de mon son, c'est sur iTunes et Amazon. On peut le trouver en téléchargement... LEGAL ! (Rires). On retrouve aussi le clip « Want me back » sur YouTube. Et il y a aussi un site, Clip Mizik, sur lequel je suis numéro un ! Et puis... à bientôt, sur scène, peut-être ! (Rires)

FW : Oui, on te le souhaite ! Tu nous tiendras au courant ! Merci Yasmina.
YO : De rien. Merci à toi.

 

 

Fanny Wegscheider
Email: fannyw @ banguiwood.com

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